Walking safari de petit matin. Fun !
Victoria Falls week-end du 1er Mai avec Lilu. Humide… ;)
TAZARA Trip
L’Afrique, pour le meilleur…et pour le pire.
Ça fait maintenant un sacré bout de temps que je n’ai rien publié, et pourtant il s’est passé beaucoup de choses ces derniers temps ! Du bon, du mauvais, du surprenant, … tout ce qu’il faut pour vous occuper 24/7 !
Je ne vais pas aborder un sujet très joyeux dans cet article : je vais vous parler de mes mauvaises expériences en Afrique, parce qu’il faut voir tous les côtés de la vie ici.
Bon, globalement, je suis heureuse ici, et être blanche ne m’a jamais handicapée. Je n’ai donc d’une manière générale pas à me plaindre de quoi que ce soit, sauf peut-être de la nonchalance ambiante. Bref.
Cependant, il m’est arrivé deux choses dont je voudrais vous parler ici. Deux choses sur lesquelles je ne m’étendrai pas plus que nécessaire, par pudeur d’une part, et par soucis d’éviter toute imagination créative de trop vagabonder autour de ça d’autre part.
Bon, on est bien d’accord, j’utilise « Afrique », mais en dehors de la Zambie - et de la Tanzanie, mais on verra ça plus tard – je ne connais pas grand-chose, hein, on est dans l’effet d’écriture. C’est chouette, je fais des efforts pour vous qui faites l’effort de me lire. Bref. Donc pas de critique me disant que je fais des généralités (bien que je reste persuadée qu’il y a plein de choses qu’on retrouve sur le continent, quel que soit le pays et la langue parlée…)
- L’accident de voiture.
Fin Janvier j’ai pu faire l’expérience assez traumatisante de l’accident de voiture. Quoi de particulier me direz-vous ? Vous avez raison, des accidents, on peut en avoir partout, et je suis bien placée pour en parler, les accidents en France, c’est monnaie courante.
Oui mais non, vous répondrai-je. En France, quand on est témoin d’un accident, quelle est la conduite à tenir ? On appelle les secours, police, pompiers, SAMU, tout le concert des deux-tons qui peuvent nous venir à l’esprit. Ah oui… Et en Zambie ?
Deux cas possibles : vous avez blessé quelqu’un ou vous êtes vous-même blessé. Dans le premier, serrez les fesses et éviter de faire un foin, ça vous retombera sur le coin de la figure. Si vous êtes en ville, ça peut aller. Si vous êtes dans un village, dans le bush, on vous conseille de ne pas rester sur place s’il y a trop de gens autour, ça peut tourner très mal pour votre poire. Dans le second, vous avez de la chance ou vous n’en avez pas. Si vous avez comme moi un ange-gardien qui fait du zèle, la voiture dans laquelle vous vous trouvez sera écrasée entre un camion et un pickup, mais vous en sortirez choquée mais indemne. Dans l’autre éventualité, il vous faut prier, et espérer que vous serez conscient, capable de vous exprimer, et que les gens autour auront les bons reflexes. Les ambulances ? oui mais non. Il y en a mais…on ne sait pas, ça met trop de temps, on ne sait pas quelles sont les qualifications des gens,… Les hôpitaux ? Hmmm… vous avez le choix. En fait non, vous avez les moyens ou non, ah, et une assurance aussi, pour être évacué en Afrique du Sud (mais là si c’est de nuit il faut pas que ce soit urgent sinon vous mourrez à la douane, parce que le mec chargé de signer l’autorisation pour que votre avion sanitaire décolle à l’aéroport sera en train de dormir dans un des bureaux au-dessus).
Sinon vous pouvez vous la jouer warrior, et aller au CHU de Lusaka, pour vous faire recoudre le genou après un accident de moto. Mais dans ce cas-là vous acceptez que quelques jours plus tard la couture - déjà très moche au départ, même moi je recouds une dinde mieux que ça, passons – suppure, et que de retour à l’hôpital, le médecin vous dise « on a commencé à couper le fil, mais en fait on va arrêter hein », parce que c’est tout sauf propre et refermé. -> Danny Carr, l’homme qui vit en Afrique depuis trop longtemps…
Revenons à nos moutons. L’accident est arrivé un samedi soir vers 22h, on rentrait chez nous en taxi. On discutait et avant qu’on comprenne ce qu’il se passe, on est ratatinées à l’arrière, pleines de morceaux de verre, en état de choc. Le camion de devant qui a freiné on ne sait pas pourquoi, et le pickup de derrière, qui n’a pas freiné du tout, se sont désencastrés de la voiture et nous ont laissé sur place… Une chance que personne n’ait rien eu. Un miracle. Timothy, notre chauffeur habituel de taxi nous a dit que Dieu n’avait pas décidé que c’était notre heure. OK, je me plains pas. Le fait est que les Zambiens viennent voir si vous allez bien. C’est gentil, mais si il ne faut surtout pas vous toucher pour ne pas vous déplacer qqch, vous êtes marron ! Et vas-y que je t’enlève le casque de moto quand tu est étalé sur la route, que je te charge à l’arrière d’une voiture, que je te secoue par les épaules pour pas que tu t’endormes… ça part certainement d’une bonne intention. Sauf que vous connaissez l’adage. Et l’enfer, c’est pas mon truc.
Mais bon, après quelques semaines à sursauter au moindre bruit de verre brisé ou de ferraille/coup de frein (je vous mets au défi de trouver un film qui passe au cinéma sans un de ces bruits… en même temps, 5 films à gros budget par semaines, ça rend les choses plus compliquées c’est sûr), les choses sont rentrées dans l’ordre. Une frayeur qui a même contribué à faire sortir de son silence Mr accident de moto, qui a fini par m’inviter à dîner… Comme quoi ! ;-)
Donc je profite de la vie - quand même un peu, parce que c’est pas tous les jours qu’un Mr accident de moto vous tombe sous la main-, je m’échine à l’ambassade, blablabla…. Et là, en Avril, je décide de partir en vacances, bien méritées, je trouvais. Et départ pour Dar-es-Salaam, en Tanzanie.
Alors autant je vais faire un article pour vous parler de mon voyage en train pour traverser la Zambie et la Tanzanie, autant ça, je ressens le besoin de le faire savoir, de vous « mettre en garde » les gens.
- L’agression.
Expérience autrement marquante. Je vous la fait brève, je n’en suis pas encore guérie, et vous n’avez pas besoin de savoir beaucoup d’autres choses que : à la fin, ça finit bien.
Arrivée du train très retardé dans lequel Betul et moi avions pris place (quel périple mes aïeux ! il faudra vraiment que je vous raconte !) à 1h30 du matin, dans la gare ferroviaire de Dar-es-Salaam. Il y a plein de chauffeurs de taxi qui attendent sur les quais, on en suit un, au hasard. « Hakuna Matata », oui bon si tu veux mec, nous tout ce qu’on veut c’est arriver à l’hôtel. Enervées, fatiguées, sales, on avait des raisons d’être moins sur nos gardes que d’habitude je suppose.
Toujours est-il qu’on monte dans cette voiture, avec ce type, au milieu d’un brouhaha et d’une cohue monstres aux alentours de la gare. Je ne sais pas trop quoi vous dire pour être honnête. Il nous a désorientées en tournant dans des ruelles glauques, et au bout d’un certain temps un autre homme est monté à bord, la voiture était encerclée par d’autres et les portières étaient bloquées, fenêtres fermées.
« You’re in big trouble. Because, we want money !». ça avait le mérite d’être clair d’entrée de jeu. Pas la peine de tergiverser, nous n’avons pas été blessées, à part nous terroriser, aucun mal physique ne nous a été fait. J’aurais juste préféré le savoir dès le début, ça m’aurait éviter de me demander à tout moment quand est-ce qu’ils allaient nous tuer. Héhé, quand je vous parlais d’imagination galopante…
2h plus tard, ils nous relâchent après nous avoir dépouillé de notre cash, et retiré de l’argent de nos cartes de crédit. Enfin de celles de Betul, malheureusement, parce qu’apparemment le conducteur a tout juste été capable de bloquer ma carte en se trompant de code secret plusieurs fois de suite… Et le pire, c’est qu’ils nous relâchent en nous redonnant de l’argent liquide, pour payer le taxi qui nous déposera en ville…
Cette nuit-là, j’ai appréhendé plusieurs réalités. Celle du Somalien qui nous agressait, en rage contre les américains qui ont emprisonné son grand-père pirate (à ce que j’ai compris de ce qu’il hurlait), celle de l’étranger, en l’occurrence moi-même, qui ne comprend rien à ce qui se disent ses agresseurs entre eux (oui, je ne parle pas swahili, je l’ai amèrement regretté ce soir-là), et celle d’une fin de nuit dans un commissariat en Tanzanie. Ça fait un apprentissage très dense, je vous le concède, je trouve moi-même que j’aurais pu me passer de ça, mais je suppose que c’est la vie. Shit do happens, dixit Betul. Oui, mais quand c’est pour ma tronche, je veux bien passer mon tour, je suis pas en manque d’adrénaline, merci.
Je dois des excuses et des remerciements à Mr accident de moto, à qui j’ai fait vivre une nuit de cauchemar en Angleterre au bout du fil, aux amis qui se sont mobilisés et que j’ai empêché de dormir cette nuit-là, aux gens de l’ambassade idem, et prêt à faire tout en leur pouvoir pour me sortir de là (ambassade de Lusaka, pas de Dar-es-Salaam, soyons biens clairs…), et à ma famille pour qui la peur, bien qu’après-coup, n’a pas dû être moindre.
Les gens, soyez prudents. C’est difficile d’être sur ses gardes en permanence, et ce n’est pas sain, mais un peu d’attention et de méfiance ne sont jamais de trop, on ne vous le reprochera pas.
L’Afrique m’aura appris plusieurs choses, mais voilà ce que je retiens principalement : à quelque chose malheur et bon, toujours, même si il faut attendre un peu et chercher longtemps, et aussi cliché que ce soit, ce qui ne tue pas doit servir à rendre plus fort. Et sur ce, je peux citer mon maître de stage, Laurent de son petit nom : « ah non mais au moins, Caroline aura eu une expérience des plus complètes de l’Afrique ». Certes. Et merci, pour tout. Ah, et sans oublier Sam : « ah mais toi t’as vraiment de la chance, avec tout ce qui t’es arrivé, t’as rien, c’est incroyable ! ». Merci, aussi. ;-)
Nchapwa bwino ou du lien entre les chaussures et le mariage.
Pour votre information, la saison des pluies ruine les chaussures, quelles qu’elles soient. Du coup, j’ai investi, dans des chaussures en plastiques. Quand je dis en plastique, c’est 100% PVC, soyons bien clairs.
Mais elles sont chouettes, discrètes, noires, toutes simples, et ça crève pas les yeux qu’elles sont en plastique. En revanche, ça me facilite grandement la vie pour l’entretien !
L’autre jour, Euphrasie, une secrétaire de l’ambassade, m’a expliqué que ces chaussures –là avaient un nom bien particulier dans un des dialectes locaux – le bemba – qui signifiait « que je ne suis pas bien mariée »… [nchapwa bwino].
Ce n’est évidement plus vu de la même manière aujourd’hui c’est plus à la mode, mais l’expression est belle et parlante.
Eh oui, une femme bien mariée n’a pas besoin, et ne s’abaisserait jamais à acheter des chaussures en plastique de ce genre !
Ici d’une manière générale, on voit qu’une femme est bien mariée, et que son mari a les moyens de l’entretenir à son tour de taille. Ironique quand on sait que les femmes riches dans le monde occidental dépensent leur argent non par en nourriture mais pour embaucher un coach qui les aidera à rester mince … ! =)
Je suppose que tout est une question de perspective…
Je ne résiste pas, on les a vus de tellement près !
Victoria Falls - Zambian side.
Petit débriefing des vacances.
Oui, j’ai pris des vacances – non je ne travaille pas généreusement pour l’Etat français pendant mes jours de congés, excusez le manque de zèle dans le patriotisme !
Direction Livingstone – les Chutes Victoria sont une des 7 merveilles naturelles classées par l’Unesco, et le lac Kariba, sur le Zambèze (un des plus grands lacs artificiels du monde), et visite de Lusaka pour parfaire le tout.
C’était époustouflant, magnifique, mirobolant, fabuleux, …. Bref, à couper le souffle. Je suis bien contente d’avoir pu voir ça dans ma vie.
Pour être honnête, on se prend la force de la nature majestueuse en pleine tronche, et on se sent petit.
Si des Khâgnes Lyon promo 2009 passent par là : vous vous souvenez le sublime dont parlait Diderot dans ses descriptions de tableaux qui nous ont bien pris la tête ? Eh bien en direct live et en mouvement, ça déclencherait à coup sûr chez nos chers professeurs Fravallo et Touchefeu des élans lyriques assez mémorables ! (l’idéal serait un mix entre les mimiques de l’un et l’air émerveillé de l’autre… ;p)
Pas grand-chose à ajouter, je vous conseille juste d’admirer le paysage…
Ah oui, et nous avons fait un petit tour par le Botswana, dans le Parc National de Chobe.

![nevver:
NewsToday
[Je me disais bien aussi.]](http://24.media.tumblr.com/tumblr_lfjyu7cBHJ1qz6f9yo1_500.jpg)